Des perruches à collier d’Inde Française…

 

                                                                                                                                              texte et photos Jany LECOMTE

 

La perruche à collier mesure environ 40 cm ; elle a un plumage à prédominance verte, une longue queue verte avec des nuances bleu et un le jaunâtre ; On distingue bien le mâle grâce  son collier, noir du bec au cou suivi d’une mince bande rose sur la nuque. La femelle et ses jeunes sont plus claires ; elle n’a pas de collier ou très peu . Ce collier vient pour les jeunes mâles vers deux à trois ans.

 

Très appréciée des éleveurs, elle est retournée à la vie sauvage souvent par l’ouverture des volières d’éleveurs (évasion ou lâcher). On peut la trouver dans différents pays d’Europe.

 

Les pontes se font dans des anfractuosités, comme des arbres creux. De vieux platanes sont souvent utilisés. Cette perruche est considérée comme une espèce « invasive » (NDLR : l’espèce n’est cependant pas listée parmi les espéces invasives par la réglementation française) ; elle s’adapte très bien chez nous comme chez nos voisins européens.

 

Depuis la grippe aviaire, cette perruche a fait son apparition sur la propriété d’un ami prés de chez moi. Il y a beaucoup d’espaces avec de  nombreux arbres dont de gros platanes où elles ont commencé à établir leurs nids dans le trou des troncs .

 

Aujourd’hui mon ami Bernard me passe un coup de téléphone ; il compte une quinzaine d’individus dans les arbres avoisinants. Ils sont parfaitement calmes ; c’est l’occasion de faire de belles photos ! Il m’explique que depuis 2 à 3 jours quatre colliers se chamaillent sur un arbre, depuis hier il en reste trois dont certainement deux males rivalité oblige.

 

10 minutes plus tard je suis sur place !! A mon arrivée je peux observer juste un couple, très calme qui rentre et sort régulièrement d’un trou ; le male s’est positionné sur une branche juste au dessus de l’entrée, tranquille. Je suis dans de parfaite conditions pour faire de bonnes photos. Au bout d’une heure de nombreuse prises de vue, les oiseaux ont pris leur envol vers un arbre voisin ; ils n’avaient certainement  plus envie de plus nous voir !!

 

 

 

Un bon moment pour essayer de faire une observation du nid, muni d’une lampe. L’arbre étant très haut, une double échelle est nécessaire. L’ouverture trop étroite m’empêche de voir ou de passer la main, le trou a l’air profond, je redescends doucement sans bruit, car mes deux oiseaux sont en observation dans l’arbre voisin ; ils reviendront peu de temps après à leur nid.

 

J’ai profité de cette journée pour installer un nid pour perruches dans un autre arbre, curieux de voir s’il intéresserait d’autres oiseaux.

 

 

 

                          Nous continuerons donc à suivre de très prés l’évolution de ce couple ainsi que d’autres ; je vous ferais partager mes prises de vue avec je l’espère quelques jeunes au printemps.

 

C’est merveilleux de voir évoluer ces perruches en pleine nature. Bien sûr ce n’est pas l’avis de tous car leur rang grossit d’année en année et les dégâts se font ressentir.

 

 Je ne veux pas aujourd’hui rentrer dans ces considérations : j’ai juste envie de partager avec vous ce bon moment d’observation.

 

 

                                

             Président : Jany LECOMTE

Tél.: 06 16 44 08 65 / janylecomte@orange.fr

Les Oiseaux du Monde --- 7--- n°304 Février 2013